Les photos culinaires de Marielys Lorthios au iPhone

Une démarche photographique contemporaine :
Pourquoi le iPhone ? lire l’article

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Une démarche photographique contemporaine :
Pourquoi le iPhone ?

Pour la spontanéité de l’acte, du geste,
parce qu’il est toujours là, à portée de main, qu’il fait partie de tout,
de la table, de la recette, de l’échange, qu’on le cherche toujours à côté de soi et qu’on le retrouve toujours…souvent à côté de soi….

Parce qu’il est tellement proche de mon premier appareil photo :
un Instamatic Kodak 110 !
Petit, et sans réglage j’adore !

Parce que les photos sont floues, les fichiers limités, parce que tout ressemble à un moment saisi dans ce type de photo, tout est limite, la qualité, le temps de pose, le bougé, la netteté …. Le flou me fascine complétement, il est cette porte ouverte sur une réalité non saisissable, sur la probabilité, l’interprétation…

Le flou est le témoin de la fugacité, il est le témoin de la notion de plans, d’espaces différents.

Le flou parle incroyablement de la photographie :
La résolution du problème du flou raconte l’histoire de la photo, cette quête encore actuelle de la restitution de la réalité physique selon une seule donne : tout le monde voit net !

Et bien non, comme un quart de la population mondiale , je suis myope !

Les myopes ont les yeux trop longs ! C’est comme s’ils voulaient voir trop vite, les rayons lumineux se rencontrent devant la rétine,
l’infini se situe un peu trop en avant, il est flou !
Le monde des myopes est un paradoxe : il faut toujours aller plus loin vers ce qui n’est pas définissable pour voir plus net !

Mais revenons au iPhone,
j’aime cette distance entre l’œil et l’appareil pour prendre une photo. Distance qui permet à d’autres de voir en même temps, on partage vite l’écran, distance qui permet de voir le sujet et d’être vu par lui ; on ne se cache pas derrière un iPhone !

On ne laisse pas s’échapper l’instant, pas de réglage. C’est soit tout de suite, hop, soit on attend en ne pensant qu ‘ à appuyer au moment choisi, et surtout pas en se demandant ce qu’on a bien pu oublier comme réglage sur l’appareil….Allez, allez ! Tous les photographes connaissent bien ça…..

J’aime ces fichiers iPhone, témoins des limites, j’aime qu’il y ait des fichiers irrécupérables, que tout n’ai pas pu être écrit avec la lumière, j’aime que tout ne soit pas acquis comme réussi, qu’il faille faire une sélection et de là, partir à la découverte de ce qu’il y a vraiment sur l’image….

Depuis ses débuts il est difficile de situer l’image photographique par rapport à la peinture.
J’aime le temps capté de la photo, j’aime le temps ajouté de la peinture.

L’informatique est ma palette rêvée, celle des impossibles autres que dans la fiction.
Je pars du fichier de base, comme une aventure, une découverte ou l’important sera de trouver et garder les éléments du temps pris et d’ajouter mon temps d’appropriation, ma vision ….

Non , je ne re-travaille pas mes images, comme on dit en photo,
oui, je travaille à partir de mes images.

C’est comme une règle du jeu, où il faut saisir très vite le plus d’éléments possible pour pouvoir passer du temps à les découvrir…

Encore des paradoxes, encore de la photographie….